mardi 21 mars 2017

Palolem Beach Resort


On a eu la 113 puis ensuite la 111 et finalement la 101.
Retour en arrière.
Le train nous débarque à la gare de Cancona à Canacona dans l'état de Goa vers 05:30h du matin. Je réquisitionne le seul toctoc qui se trouve sur place à cette heure indécente. Pour 200 roupies il nous embarque avec nos bagages et nous conduit jusqu'à l'hôtel que nous avons réservé pour trois jours de farniente.
Comme le dit si bien Danielle, avant nous étions en voyage maintenant nous sommes en vacances.
Le Palolem Beach Resort est un hôtel bouiboui comme tous les hôtels qu'il y a sur la beach de Palolem. C'est pas évident de faire le téteux, parce qu'il n'y a que des hôtels bouiboui ici.
L'endroit à été découvert par des hordes de hippies en quête d'expériences mystiques dans les années 70. Plusieurs se sont accrochés les pieds à cet endroit et ne sont jamais revenus à leur point de départ.
Ces hippies dont les neurones étaient quelque fois sérieusement hypothéqués par l'abus de substances psychotropiques ont influencé le développement économique et artistique de la place. La beach est très belle, l'eau est chaude et la mer est calme mais l'architecture des 'cabanons' qui bordent l'océan est assez particulière. C'est pas mal anarchique.
Nous sommes donc arrivés vers six heures du mat et avons poiroté un bon moment avant que quelqu'un se lève et vienne nous enregistrer.
La première chambre qu'on a eu, la 113, après quinze minutes Danielle en voulait plus. Retour à la réception et on se retrouve dans la 111 qui fait un peu moins cabanon. Le lendemain, il y a plus d'eau dans la chambre. Retour à la réception et on nous dit qu'on va nous envoyer le plombier. À la quatrième visite à la réception et je commençait à avoir la gueule, ils nous donnent la 101. C'est la moins cabanon des trois chambres mais la douche est totalement merdique. La tête de douche aurait sérieusement besoin d'un traitement au CLR.
Pour avoir de l'Internet fonctionnel, l'histoire a été très semblable à celle des chambres.
Pour le bar, le barman savait pas faire un Black Russian. Quand j'en commandais un, je me retrouvait toujours avec un Rhum&Coke.

Trève de bitchage. On a quand même bien aimé la place. Malheureusement demain c'est le début de la fin.

La salle à dîner à l'extérieur

La salle à dîner vue de la beach

Végétation luxuriante dans tout le complexe hôtelier. Chapeau aux jardiniers.

Le 111

Le 101. C'est pas mal la même poutine que le 111. Minimaliste et déglingué.

Serge qui empèche le mur du conapt de tomber avec son épaule.

La bécosse multi-culturelle. Les renflements sur les côtés, c'est pour monter dessus et faire ses petites affaires debout ou accroupi si on préfère.

Technique de construction assez particulière. Il n'y a pas de murs extérieurs. C'est directement sur les colombages. On voit la plomberie, l'électricité, etc...

Le tourisme européen. Beaucoup de très petits bikinis.

Les vaches qui bouffent dans le tas de déchets.

Exemple d'architecture Hippie

Exemple 2

Exemple 3

Exemple 4

La beach samedi midi

lundi 20 mars 2017

Chronique culinaire de Danielle


Je suis arrivée en Inde avec peu d'attente, mais dès le premier repas j'ai été séduite par les saveurs.Tous les plats sont  savoureux, épicés mais pas nécessairement piquants. La difficulté réside dans la compréhension des menus. Ils sont partiellement traduit et parfois pas du tout.

Comme les hindous mangent avec leur main (toujours la droite) et nous aussi à l'occasion, le repas comprends toujours du riz et du pain hindou. Ils sont servis avec plusieurs chutneys, on y trempe le pain ou on arrose le riz avec.
Les chutneys sont des plats de légumes ou de viande, toujours coupés en petits morceaux. C'est là qu'arrive toute une variante de saveurs.

Les déjeuners eux sont mixte, à  l'indienne et à l'occidentale.
Des dosas sont de fines crêpes faite de farine de riz et de lentilles. Elles sont servies  avec des chutneys. Une variante sont des iglee, véritables éponges à chutneys.
Il y a aussi des omelettes et des toasts, mais curieusement peu de fruits même si on en voit des étalages partout.

Un derniers mot sur les desserts, nous en avons gouté seulement deux.
Une purée de carottes avec cachous et raisins, délicieux mais très sucré.
Le deuxième un tapioca divin avec fruits et cardamone.

Du bon crapet soleil!

La cuillère indienne

Plat de légumes

Un chutney

Enfin des fruits

Le four o'clock tea

dimanche 19 mars 2017

Le train


J'ai donné rendez-vous à Mister Ramu à 11:00h à la réception de notre hôtel à Kochi. Le plan de match c'est qu'il nous ramasse à l'hôtel et nous débarque à la gare Ernakulam Junction ou nous allons prendre le train pour Goa.
Rendus à la gare je lui donne son 4% et nous sommes livrés à nous mêmes.



Nos billets de train sont achetés depuis Chennai. Je voulais des billets première classe avec la clim pour que la princesse aime l'expérience.
Mais je ne comprenais pas un mot de ce que la préposé au guichet disait. Avec l'aide du chauffeur j'avais réussi à décoder que la «First Class with AC» n'existait pas sur le Netravathi Express, le train que nous devions prendre pour Goa. Les mots sortaient de sa bouche aussi vite que les balles d'une Kalashnikov. Je pensait qu'elle m'avait compris lorsque je lui avait demandé les meilleurs billets qu'elle avait mais j'avais un terrible doute.
J'avais vu un train indien 3e classe tellement bondé que tous les sièges étaient pris et il y avait du monde debout partout autour de ceux qui étaient assis. Il y en avait dans les portes, dans les marches, littéralement partout.
Il ne fallait surtout pas qu'on se ramasse dans ce genre de train pour faire un trip de 15 heures.
Jusqu'à la dernière minute j'ai craint le pire.
Finalement on a eu du bol. On est dans le seul wagon «sleeper avec clim» de tout le train, et je vous parle d'un train qui a un kilomètre de long.

Dan dans le train

Tout le monde fait dodo

Un kilomètre de long

Une des 24 gares que nous avons passée.






Les essentiels


Quelles sont les deux choses essentielles que vous devez emporter avec vous en tout temps pour un voyage en Inde?
1- Un rouleau de papier cul
2- Une cuillère

Le papier cul.
95% des toilettes que vous allez utiliser en dehors de votre chambre d'hôtel n'auront pas de papier cul.
Si c'est une toilette turque (un trou dans le plancher) cela va de soi qu'il n'y aura pas de papier.
Si c'est une toilette comme chez vous, il y a de fortes chances qu'elle soit équipée du système européen (un pommeau de douche). Personnellement, je n'ai jamais eu de formation sur l'utilisation de l'outil alors je préfère ne pas commencer l'entrainement en plein milieu d'un voyage.
Si c'est pas le système européen, alors ce sera l'option 3, la chaudière d'eau avec la tasse.
Étant donné que la bouffe indienne est très épicée, il est fort possible que vous fassiez un usage intensif du 'petit coin' alors un bon conseil, trainez votre papier cul.

La cuillère.
Si vous voulez bouffer pour deux dollars, il faut aller dans un resto indien. La nourriture est excellente. C'est le mode opératoire qui est un peu déconcertant.
Vous entrez dans le resto et allez vous assoir à une table. S'il n'y a pas de table de libre, vous pouvez vous assoir à la table de quelqu'un, c'est pas grave.
Le serveur vient vous voir et vous dit quelque chose mais vous ne comprenez rien. Ça non plus c'est pas grave, il suffit de pointer ce que le voisin mange.
Votre commande donnée, on vous apporte une feuille de bananier et on verse un verre d'eau dessus. Vous devez la laver avec vos mains et jeter le surplus d'eau qu'il y a sur la feuille par terre. Là un type se pointe avec une chaudière de riz blanc cuit à la vapeur et vous en met une bonne pelletée sur la feuille. Un autre type se pointe et dépose une demi douzaine de petits plats devant vous dans un ordre précis. Il faut suivre la séquence de gauche à droite sinon vous allez commencer par le digestif.
Vous versez le contenu du premier petit plat sur un coin du riz, mélangez le tout avec votre main droite et vous vous envoyez tout ça dans la bouche toujours avec votre main droite. Lorsque vous avez terminé, vous allez au lavabo dans le coin pour laver votre main qui est pleine de riz et de sauce.
Bon, la partie avec la main droite est assez ardue, j'ai essayé. Si ça vous tente pas de faire cette expérience parce que tout le monde vous regarde c'est la que vous sortez votre arme secrète de votre poche. La cuillère!

Kochi


Les hollandais sont les premiers a avoir envahit l'endroit. C'était un emplacement idéal pour en faire un port de mer.



Puis les portugais se sont pointés et ils ont bouté dehors les hollandais.
Sous la direction des portugais la ville de Kochi a pris beaucoup d'expansion et ceci de façon ordonnée.
Kochi a gardée sa saveur coloniale d'antan. C'est propre, calme, plein de petits restos et d'hôtels tous agglutinés sur le bord de mer. C'est la première fois que l'on voit autant d'occidentaux.
Après avoir visité quelques endroits sans grand intérêt, on se ramasse sur une terrasse pour une bonne pizza cuite au four à bois. Elle est excellente.

Les trappes à touristes

Une messe célébrée en plein air en banlieue de Kochi

Beaucoup de monde. Tous assis par terre.

Le pape serait content de voir ça. C'est la tendance inverse avec le Québec.

Une beach près de Kochi. Elle est complètement déserte.

C'est fou mais on a aussi visité une buanderie datant de  1720.
Dhobi Khana a été créé lorsque les Hollandais, pour faire laver leurs uniformes, ont fait venir à Fort Kochi des Hindous du Tamil Nadu et du Malabar.
En 1976 Dhobi Khana a été reconstruit avec des matériaux modernes mais la méthode de lavage est restée la même. Il faut battre le linge sur une surface plate, normalement une roche mais dans cette installation la roche a été remplacée par une dalle de béton. C'est un libre service pour le lavage mais il faut payer un spécialiste pour le 'pressing'.

Dans chacun de ces cubicules il y a un bassin d'eau et une dalle pour battre le linge.

La salle du pressing. Dans les pays tropicaux, ils font toujours le pressing après le lavage. Ça tue les parasites.

La méthode traditionnelle pratiquée par la ménagère au foyer. On est loin de la Maytag. 

Dans la soirée nous sommes allé voir un spectacle de danse Kadhakalli traditionnelle.
La séance de maquillage sur le stage qui a durée près d'une heure a été presque aussi impressionnante que le spectacle.
Le MC nous a expliqué comment décoder les mouvements des mains et les expressions faciales. C'est aussi complexe que le language des sourds et muets.

Le maître maquilleur au travail.

Le danseur fait une partie du travail de maquillage lui même.

Le maître apporte la touche finale.

Celui-là dans la pièce il est le démon qui se transforme en jolie jeune fille pour charmer le grand guerrier.

La démonstration d'expressions faciales.

Le démon.

La forme humaine du démon

Le grand guerrier fils du dieu du paradis.

Le Big Band

vendredi 17 mars 2017

Le Houseboat


Nous partons de Kumily de bonne heure. Nous avons un bon trois heures de routes de montagne à faire pour nous rendre à Kumarakom. C'est sinueux comme un dos de serpent et ça descend tout le temps. C'est pas le moment de faire la conversation au «driver» avec des virages à 180 degrés, un derrière l'autre.



À Kumarakom on embarque sur un bateau qu'on a réservé pour 24 heures. Nous partons, direction Allepey, plein sud.
C'est un trip dans les Backwaters du Kerala.
Tout autour de nous, il y a des immenses plantations de riz. Les canaux que nous naviguons servent de système d'irrigation pour les champs de riz. Les champs sont noyés lorsque c'est le moment de planter et ils sont asséchés au moment de la récolte.
Nous ne sommes pas seul sur l'eau. Il y a d'autres bateaux comme le notre. J'estime la flotte au minimum à une centaine de ces embarcations.
Ils ont des dimensions différentes mais ils sont tous fabriqués de la même manière. Un coque en acier et une superstructure en tuyaux de métal, le tout recouvert de paille ou d'un truc similaire.
Ce petit voyage en bateau a été un baume de fraicheur et de repos.
À Allepey, c'est le retour au chaos.

C'est un départ, marche arrière toute.

Le capitaine est à son poste à la timonerie. 

Notre chambre sur le bateau, first class!

On rencontre dans des canaux étroits

D'autres Houseboats

Il y a aussi du transport de marchandise sur les canaux.

C'est aussi un moyen de transport pour les riverains.

La vie de tous les jours.